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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 17:20

Histoire de vous paumer géographiquement, on se sert d’un micro-hameau comme point d’arrivée. Et histoire de vous perdre chronologiquement, on n’a pas fait les étapes dans l’ordre (question d’organisation dont on vous épargne l’explication), mais, le point le plus important nous semble-t-il, c’est que la totalité du parcours cité en titre a bien été effectuée.

 

Comme promis, c’est en compagnie de la sister que s’écrit cet épisode numéro 2. Pour la suite de l’histoire, nous l’appellerons J. parce que ça me fait plaisir.

 

Nous débarquons le vendredi soir by night à Goumois évasion, où nous allons passer 2 nuits. Nous occupons un petit chalet-dortoir de 6 places. La cuisine, les douches (chaudes) et toilettes sont dans le bâtiment principal. Il n'y a que J. et moi dans le chalet, mais aussi dans tout le centre, c’est simple et on aime. On aime encore plus le lendemain matin quand on découvre le paysage :

Vue depuis le chalet

Vue depuis le chalet

On aime un peu moins le 2ème matin, quand on se rend compte qu’officiellement, l’eau du robinet n’est pas potable. Mais comme on n’a pas été malades, on ne leur en tiendra pas rigueur.

 

29 avril : étape 3 : St Hippolyte - Goumois

 

Notre équipée un-peu-ratée-mais-bien-sympa-quand-même du mois de mars nous avait laissés à St Hippolyte, petit village pas vilain au confluent du Doubs et du Dessoubre. C’est donc de là que nous partons ce samedi matin. Nous commençons par suivre la boucle bleue mentionnée dans l’épisode 1 mais nous en séparons rapidement. Et c’est parti pour l’inconnu !

Il ne fait pas chaud, mais il fait grand beau, et c’est le plus important. Autre point non négligeable : les paysages nous plaisent bien :

Entre St Hippolyte et Soulce-Cernay

Entre St Hippolyte et Soulce-Cernay

A Soulce-Cernay (point le plus bas de la journée : 388m), nous passons de l’autre côté du Doubs. Le soleil est toujours là, les beaux paysages aussi :

Entre Soulce-Cernay et Courtefontaine

Entre Soulce-Cernay et Courtefontaine

On monte, on descend, on passe Courtefontaine, on re-monte (mais ce n’est pas encore trop difficile, j’arrive à suivre la frangine, c’est pour dire), on se plante sur le balisage, on s’en rend compte rapidement (il faut dire que quand on arrive dans un champ sans aucune indication, on se méfie) et on fait demi-tour. Pas besoin de revenir très loin, ce n’était qu’une petite erreur d’inattention (on ne peut même pas s’en prendre au balisage, qui était très bien visible) qui ne nous aura fait perdre qu’une vingtaine de minutes tout au plus.

On re-descend, accessoirement on mange, puis l’on re-re-monte sur Fessevillers. Vous avez le droit de rire de ce nom, je me sentirai moins seule. D’après le topoguide, il y a à Fessevillers des tombes gravées de maîtres verriers. Nous ne les verrons pas, trop occupées que nous sommes à observer de grosses statues, qui paraissent trop grandes pour le petit village. Un cycliste les prend toutes en photos, je me contente d’une seule, qui s’avère ratée.

Après Fessevillers, nous grimpons au point le plus élevé de la journée : le Mont, 970m. J’ai oublié de préciser un détail qui a son importance : il a neigé dans la région quelques jours plus tôt, et les endroits à l’ombre ont conservé leur petite plaque de neige. C’est pour dire comme il ne fait pas bien chaud. Sauf que du coup, on s’est faites avoir, et on a bêtement chopé un coup de soleil sur le pif (ce détail, en revanche, n’a aucune importance).

Après la petite chapelle, il y a une merdouille de balisage au moment de la descente sur Goumois, ou bien est-ce une merdouille dans le topoguide, dont le texte semble ne pas correspondre à la carte ? Quoi qu’il en soit, nous connaissons un peu les lieux, nous ne nous faisons pas avoir et regagnons sans difficultés (avec quelques doutes, c’est vrai, mais sans difficultés réelles) Goumois évasion pour la 2ème nuit dans notre petit chalet.

 

 

Bilan journée : 26,3 km.

Avancée sur la GTJ depuis le point de départ : 53,3 km.

 

30 avril : étape 4 : La Charbonnière du Haut – La Rasse

 

Sauf qu’en fait, l’étape commence par la via ferrata de Charquemont, aussi appelée « les échelles de la mort » (nous y reviendrons). Alors, certes, on était parties sur un week-end rando, mais il aurait été dommage de passer si près d’une via sans la faire. Elle valait le coup : pas trop difficile, mais avec un paysage superbe et une petite tyrolienne sympa pour finir (moins sympa quand on passe la moitié du temps à essayer de se mettre dans le sens de la route, mais passons).

Vue depuis la via ferrata de Charquemont

Vue depuis la via ferrata de Charquemont

Le retour de la via se fait par les fameuses échelles de la mort, dont on s’était fait toute une histoire, mais qui s’avèrent décevantes. A quoi s’attendait-on quand le guide précise qu’il s’agit de 3 échelles métalliques récemment rénovées ? Je ne sais pas, mais pas à ça. "ça" se passe d'ailleurs de photo. Peut-être s’imaginait-on encore au temps des contrebandiers, où les échelles n’étaient que des troncs d’arbres avec quelques barreaux…

 

Après la via, on mange un morceau, et c’est parti pour le parcours de la journée. Laissant la voiture aux Essarts Cuenot, près du belvédère des vieilles femelles (je le précise uniquement pour le plaisir de vous communiquer la poésie des noms de lieux du coin), nous rejoignons le refuge de la Charbonnière du Haut et entamons la descente vers le Doubs. Alors qu’hier, nous évoluions dans un paysage plutôt montagneux, nous nous retrouvons aujourd’hui au fond des gorges. Rien à voir, mais tout aussi beau !

Le Doubs

Le Doubs

Et plus populaire apparemment : il y a des gens partout. Hier, nous traversions des patelins sans voir personne, sans entendre d’autre bruit que les aboiements d’un chien ou deux et le chant d’un coq ; aujourd’hui, on croise je ne sais combien de personnes alors qu’il n’y a pas une habitation à la ronde !

Une fois passée l’usine du Refrain (impressionnante), le sentier se dépeuple. Arrivées au barrage du Refrain, nous sommes de nouveau seules sur le chemin. Le temps se couvre. On nous a dit qu’il neigerait demain, ça nous inquiète.

Barrage du Refrain

Barrage du Refrain

Nous parvenons à La Rasse. De là, il nous faut remonter à Blancheroche où nous avons laissé la voiture de J. Et, j’avoue, je me fais complètement ratatiner sur cette ultime montée, hors GR encore en plus ! J., elle, ne faiblit pas. Elle avance, toujours au même rythme (on se demande si elle a capté qu’il y avait une grosse montée !) et me paraît de plus en plus lointaine.

Bref, nous regagnons la voiture et allons nous installer au gîte d’étape communal de Fessevillers. Nous sommes seules dans le gîte. Le dortoir pour 16 personnes n’est pas constitué de 8 lits superposés, par exemple, mais d’UN lit superposé de 12 places (6 en haut, 6 en bas !) et d’un lit superposé de 8 places. On se dit heureusement qu’on est toutes seules : les autres n’auraient pas eu de places pour poser leurs affaires.

 

Bilan journée : une via ferrata + 13 km

Avancée GTJ : 63,8 km

 

1er mai : étape 5 : Goumois – La Charbonnière du Haut

 

Le lendemain, comme promis par la météo, qui pour une fois ne s’était malheureusement pas trompée, il neige à gros flocons quand nous nous levons. Le temps de manger, ranger nos affaires et gagner notre point de départ de la journée, il pleut. Pas trop fort, mais suffisamment pour être rapidement mouillées. J. a sorti sa capeline, comme nous appelons nos parkas/capes de pluie depuis nos vacances avec Aurélie F. en Auvergne (encore toute une aventure, qui ne vous sera pas contée). Vues les circonstances, nous décidons de ne marcher que la demi-journée. De toute façon, J. a de la route à faire pour rentrer chez elle après, autant qu’elle reparte tôt. Ce n’est pas agréable d’avoir ce temps, mais cela a l’avantage de nous donner (un peu) envie de rentrer chez nous. Sinon, on aurait eu bien du mal à repartir !

 

Retour aux Essarts-Cuenot, puis à la Charbonnière du Haut, où nous entreprenons de suivre le guide à l’envers pour regagner Goumois. Le balisage était plutôt bon jusqu’à présent, on pense pouvoir y arriver. Suffira d’être vigilantes. Et vigilante, J. l’est tellement qu’elle m’arrête soudainement en me montrant une silhouette au loin : « regarde, c’est quoi ?! ». On observe un moment cette forme brun/beige sans bouger. Elle s’éloigne tranquillement sur le chemin. Nous la suivons en débattant de ce que ça peut bien être. Malgré mes lentilles de contact, je la distingue mal, et de toute évidence, J. ne voit pas beaucoup mieux ce dont il s’agit. On hésite d’abord entre un petit chevreuil et un chien de bonne taille (c’est pour dire comme on voit bien). Mais la bestiole finit par nous repérer et s’enfuit dans les bois. J. est formelle : c’était une démarche féline. Je propose d’abord un puma (vous pouvez me rire au nez) en sachant que ce n’est pas ce mot qui convient. J’ai lu dans le guide qu’il y avait des gros chats dans le coin, mais je ne me souviens plus du nom. J. propose lynx. Après vérification, ils ont en effet été réintroduits dans les Alpes et le Jura côté suisse et, faisant fi des frontières humaines, ont ensuite colonisé le côté français.

Ce qui est sûr, c’est que, quelques pas plus loin, nous croisons un chamois, qui n’a peut-être même pas réalisé qu’il avait frôlé la mort. Ce sera le principal évènement de la journée. Nous poursuivons ensuite sur un petit chemin sentant non pas la noisette, mais l’ail des ours, et regagnons Goumois sans difficultés.

Bilan demi-journée : 12km

Bilan épisode : 51 km

Avancée sur la GTJ : 74,8 km

 

Et la suite de la GTJ, elle est écrite

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commentaires

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j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog (cliquez sur pseudo). merci
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La route hors du monde - partie 3 - Au bout du chemin

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